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№ 366Life style

Qu’est-ce que le sommeil ?

Le sommeil, qui occupe presque un tiers de notre vie, est un besoin vital pour l’organisme. Il permet à l’organisme de…

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personne qui dort Nahibu

Qu’est-ce que le sommeil ?

Le sommeil, qui occupe presque un tiers de notre vie, est un besoin vital pour l’organisme. Il intervient dans de nombreuses fonctions biologiques et permet à l’organisme de se ressourcer après un épisode d’éveil. Il est indispensable pour garantir une bonne santé physique et psychique. En plus d’être vital, il est universel et partagé par la plupart des espèces animales et végétales.

Travail, transports, écrans…le sommeil se retrouve aujourd’hui de plus en plus malmené, le temps de sommeil ne fait que diminuer et la fréquence des troubles de sommeil augmenter. Selon une étude de Santé Publique France, les français dorment effectivement de moins en moins et de plus en plus mal. Le sommeil est aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique face au déclin du sommeil au profit des loisirs et du travail. Informer sur le sommeil et promouvoir ce qui l’améliore sont aujourd’hui les approches les plus pertinentes pour favoriser un bon repos et ainsi prévenir l’émergence des maladies chroniques qui peuvent être liées.


Le sommeil 

Qu’est-ce que le sommeil ? 

Le sommeil est un état physiologique de l’organisme survenant entre deux phases d’éveil se traduisant par une perte réversible de la vigilance et une diminution du tonus musculaire et de la réactivité aux stimulations extérieures. Le sommeil est constitué de cycles successifs survenant au fil de la nuit, eux-mêmes divisés en trois phases : lent léger, lent profond et paradoxal. Chaque cycle dure environ 90 minutes.

Quelles sont les différentes phases du sommeil ? 

Après une période d’éveil, les cycles de sommeil s’installent. En premier, c’est le sommeil lent qui va conduire au sommeil paradoxal pour ensuite permettre à l’organisme de regagner son état d’éveil.

Le sommeil lent

Le sommeil lent est subdivisé en trois phases. En premier, il y a un état de transition entre l’éveil et le sommeil, l’endormissement. Ensuite, il y a le sommeil lent léger puis le sommeil profond. Le sommeil lent se caractérise par une diminution du métabolisme cérébral, un affaiblissement du tonus musculaire et de la perte des mouvements des yeux.

Le sommeil paradoxal 

Ensuite, il y a le sommeil paradoxal durant lequel le système nerveux est actif, les mouvements oculaires sont rapides et nombreux. Quant au tonus musculaire, il est aboli. L’activité cérébrale est proche de celle que l’on retrouve en phase d’éveil. C’est la phase privilégiée pour les rêves.

Comment évolue le sommeil ?

Le sommeil varie au cours de la nuit. En début de nuit, le sommeil lent profond est plus représenté dans les cycles de sommeil tandis qu’en fin de nuit, c’est le sommeil paradoxal qui prédomine.

Le sommeil varie également au cours de la vie avec l’âge. Jusqu’à l’âge de 20 ans, le sommeil paradoxal et le sommeil lent profond sont majoritaires tandis qu’ils deviennent minoritaires au-delà. Avec le vieillissement, la proportion de sommeil lent léger augmente au détriment des deux autres.

A quoi sert le sommeil ? 

Le sommeil joue un rôle central dans la restauration de l’organisme après les épisodes d’éveil. Il est également impliqué dans d’autres fonctions biologiques. Il intervient notamment dans les processus de mémorisation. C’est en effet grâce au sommeil que l’on renforce nos souvenirs. Durant le sommeil, les zones du cerveau liées à l’apprentissage se réactivent et permettent ainsi à la mémoire de se consolider et de garder plus longtemps les souvenirs. Il a aujourd’hui été démontré que la privation de sommeil impactait la capacité à encoder de nouveaux souvenirs.

De plus, le sommeil est impliqué dans des fonctions métaboliques et hormonales. En effet, la privation de sommeil diminue la tolérance au glucose et la sensibilité à l’insuline. L’insuline est une hormone libérée par le pancréas après un repas pour réduire la glycémie (taux de glucose sanguin). De plus, elle affecte également les fonctions hormonales. On assiste alors à une augmentation de la libération de ghréline et une diminution de la leptine, conduisant ainsi à une augmentation de l’appétit. La ghréline stimule l’appétit tandis que la leptine est l’hormone de la satiété. Face à l’augmentation de l’obésité, le sommeil se retrouve mis en cause. La réduction du sommeil pourrait en effet augmenter le risque de prise de poids et d’obésité et ainsi contribuer à l’épidémie d’obésité qui est aujourd’hui mise en lumière dans nos sociétés. En plus de ses actions dans la mémorisation et le métabolisme, le sommeil favorise grandement une bonne santé générale en limitant les affections physiologiques et psychologiques.


analyse du sommeil Nahibu

Comment étudie-t-on le sommeil ?

Pour étudier le sommeil, on réalise une polysomnographie (PSG). C’est l’examen médical de référence qui analyse les cycles de sommeil et met en lumière les troubles du sommeil comme l’apnée du sommeil. La PSG se fait la nuit et consiste en une multitude d’enregistrements de différents paramètres physiologiques. Pour cela, des électrodes sont placées sur l’individu pour mesurer l’activité musculaire au niveau des bras, des jambes et du menton (électromyogramme), l’activité oculaire (électroocculogramme), l’activité cérébrale (électroencéphalographie) et l’activité cardiaque (électrocardiographie).

L’horloge biologique

De nombreuses fonctions biologiques telles que le sommeil, le battement cardiaque et la synthèse hormonale sont soumises au rythme circadien de l’organisme. Le rythme circadien est un rythme biologique endogène qui s’étend sur 24 heures et qui est orchestré par une horloge biologique interne qui possède son propre rythme. Il existe en effet au sein du cerveau un “chef d’orchestre” qui régule les fonctions biologiques en innervant les structures associées.

Située dans l’hypothalamus chez l’Homme, l’horloge interne, composée par le noyau suprachiasmatique (NSC), régule les rythmes biologiques. Le NSC regroupe une partie ventrale qui va intégrer les informations provenant de l’environnement extérieur et une partie dorsale qui va transmettre les informations à d’autres régions du cerveau et de l’organisme et ainsi imposer des rythmes biologiques comme la sécrétion d’hormones, le cycle veille/sommeil ou la température corporelle. L’activité de l’horloge interne est régulée par l’expression cyclique de gènes horloges. Ils lui permettent alors de générer des cycles de 24 heures indépendamment des activités extérieures.

Les rythmes circadiens peuvent moduler leur période sous l’influence de facteurs environnementaux comme la lumière, la température, l’alimentation etc. Ces derniers, qui sont des “donneurs de temps », vont alors agir sur l’horloge interne et ainsi lui permettre de se resynchroniser sur un rythme de 24 heures. Les personnes aveugles ont des synchroniseurs autres que la lumière.

La lumière est le plus puissant synchroniseur de l’horloge biologique. Elle est d’abord captée par la rétine et remonte ensuite jusqu’au noyau suprachiasmatique. L’alternance entre l’exposition à la lumière et l’obscurité permet alors à l’horloge interne de resynchroniser son cycle pour 24 heures. En plus de cela, le même signal est également transmis à d’autres structures cérébrales jouant un rôle dans le sommeil ou la mémoire.

Il existe également des horloges secondaires dans le reste de l’organisme. Cela va permettre à l’horloge interne via le noyau suprachiasmatique d’imposer des rythmes circadiens au niveau des organes comme le foie, les cellules sanguines, l’intestin, l’hypophyse, le rein et autres, et donc de réguler le fonctionnement de ces organes.

Fin de l’article · 17 MAR 2021

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